الخميس. فبراير 12th, 2026

INTERVIEW – Le secrétaire général
de l’Otan appelle Moscou à jouer un rôle «constructif et coopératif» dans la lutte contre Daech. «Soutenir Assad n’aidera pas à une solution politique négociée», affirme-t-il.PUBLICITÉTéléviseurs :Pour plus de sensations !J’en profite1/5L’Otan a procédé à l’installation mercredi de son nouveau numéro deux militaire, le commandeur suprêmeallié à la transformation (SACT), à Norfolk (Virginie) aux États-Unis. Le général français Denis Mercier succède à Jean-Paul Paloméros, comme lui un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air. À cette occasion, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a répondu aux questions de plusieurs journaux, dont Le Figaro.LE FIGARO. – La Russie a commencé à frapper en Syrie et appelle à une coordination dans les airs avec la coalition occidentale: comment éviter les malentendus?Jens STOLTENBERG. – Je suis préoccupé par les rapports dont nous disposons, qui nous indiquent que les frappes russes n’étaient pas dirigées contre l’État islamique (EI), et surtout par le fait qu’il n’y a pas eu de réel effort de la part des Russes pour coordonner les frappes avec la coalition dirigée par les États-Unis. À l’ONU, (lors de l’Assemblée générale en début de semaine, NDLR), il semblait
pourtant clair aux yeux de tous que la Russie promettait de coordonner ses activités. Le minimum est qu’elle le fasse. Je presse la Russie de jouer un rôle constructif et coopératif dans la lutte contre l’EI et de commencer à travailler à une solution politique pour sortir du conflit. Soutenir Assad n’aidera pas à une solution politique négociée.Quelle est la stratégie de l’Otan dans les régions troublées du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord?Les défis qui se présentent au Sud – crises, désordres, violences dans des États faillis – sont l’une de nos priorités. L’Otan a commencé à travailler avec tous les pays partenaires de la région, depuis l’Afghanistan, où nous entraînons et assistons les forces nationales, jusqu’à l’Irak, où nous aidons à la constitution des forces de défense. L’idée est de «projeter de la stabilité», sans déployer de forces de combat en nombre. Si nous réussissons à rendre ces pays plus stables, nous serons nous-mêmes plus en sécurité. Les violences en Syrie démontrent la nécessité d’une approche globale.L’Otan doit-elle s’investir plus directement en Irak et en Syrie?Tous les membres de l’Alliance contribuent d’une façon ou une autre à la coalition menée par les États-Unis contre l’EI. Certains participent aux frappes aériennes, d’autres entraînent les pechmergas et les forces irakiennes. Le grand avantage de cette coalition est que ses participants ont développé leur interopérabilité. Ils ont travaillé ensemble en Afghanistan, et maintenant ces acquis sont employés dans la coalition anti-EI.Que pensez-vous de l’attitude parfois ambiguë de la Turquie?La Turquie est le membre de l’Otan le plus affecté par la crise en Irak et en Syrie, c’est un pays frontalier. Elle a accueilli quelque deux millions de réfugiés, elle a ouvert ses bases aériennes aux forces de la coalition contre l’EI. Le plus important dans la crise syrienne, je le répète, c’est que la Russie adopte une attitude constructive.«Nous n’accepterons jamais que l’Ukraine fasse l’objet d’un marchandage»Jens StoltenbergMaintenant que la Russie est devenue un poids lourd en Syrie, comment maintenir la pression sur elle au sujet de l’Ukraine?Nous n’accepterons jamais que l’Ukraine fasse l’objet d’un marchandage. La position de l’Otan n’a pas varié sur la souveraineté et l’intégrité de l’Ukraine. Nous continuerons de soutenir l’Ukraine, politiquement et pratiquement. Nous allons même aller plus loin dans la coopération. Il est encourageant de voir que le cessez-le-feu tient, pour la première fois: depuis début septembre, il est respecté. De plus, les parties se sont mises d’accord sur un groupe de travail trilatéral et pour enlever les armes lourdes. C’est un autre pas en avant. La situation est toujours fragile, il y a toujours des forces russes dans l’est de l’Ukraine, mais c’est encourageant.Avec la bataille de Kunduz, l’Afghanistan va-t-il redevenir une priorité pour l’Otan?Ce qui s’est passé à Kunduz témoigne du grand défi sécuritaire auquel est confronté l’Afghanistan. Nous sommes très attentifs. Nous continuons à soutenir les forces de sécurité nationale, au travers de la mission «Resolute Support». Nous avons arrêté les opérations de combat mais nous allons continuer de soutenir, d’entraîner, d’assister les forces du pays. L’armée nationale afghane est capable, elle a montré un grand courage. Dans le long terme, il est mieux pour le pays que ses propres forces assument sa sécurité.Comment l’Otan se prépare-t-elle aux nouvelles menaces?L’important est de nous préparer à des menaces imprévisibles. Nous ne saurons jamais avec précision à quoi nous serons confrontés, mais nous pouvons être prêts à réagir et gérer des événements inattendus. L’environnement sécuritaire de l’Otan est en

المصدر: Jens Stoltenberg : «L’Otan est préoccupée par l’attitude de la Russie en Syrie»

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